jan
04

Les Jeunes du Chêne vous souhaitent une bonne année 2012 !

                                    

                         Les Jeunes du Chêne vous souhaitent une bonne année 2012 !

Cette année 2012 ne sera pas simple, aux vues des circonstances présentes. La perte de notre puissance, relativement à celles de la Chine, l’Inde ou encore le Brésil nous relègue dans une dynamique économique plus faible. Les déficits extérieur et budgétaire mettent chacun de nos concitoyens dans l’insécurité économique. Nous ne sommes plus à l’abri de la précarité ou d’un appauvrissement général. C’est le déclin, terme si souvent utilisé, qui est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

Face à cette situation, nous pouvons, comme les socialistes le font très bien, dénoncer, nous indigner, désigner des boucs émissaires ou encore refuser la réalité. Voire même, rejeter tour à tour la faute sur les dirigeants de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, etc…Cette attitude, si elle soulage les passions négatives sur le moment, ne fera qu’accroître le déclin et l’appauvrissement de notre pays.

Il existe une autre attitude, plus utile et plus courageuse, qui est de regarder la réalité telle qu’elle est, et chercher comment améliorer notre destin collectif ! Loin des réponses toutes faites et des raccourcis, regardons la vérité, sans complaisance.
Nous assumons avoir soutenu l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, tandis que les primaires PS ont totalement désavoué le soutien à leur candidate d’alors, Ségolène Royal.
Nous assumons le bilan du Président, ses interventions énergiques et efficaces sur les théâtres de guerre comme hier en Géorgie, ou en Syrie aujourd’hui pour protéger les populations innocentes aspirants simplement à la liberté.
Nous assumons les interventions économiques internationales, notamment les sauvetages répétés de la zone euro. Cela n’est pas suffisant, mais cela était nécessaire, et sans ces interventions nous connaîtrions aujourd’hui un chômage de masse, une dette bien supérieure, et une inflation destructrice. 
Nous assumons aussi les mesures sociales, comme le RSA qui offre un filet de sécurité à ceux qui se trouvent en situation difficile, mais aussi les moyens supplémentaires débloqués pour les étudiants.
Nous assumons les mesures structurelles pour permettre un nouvel élan, notamment la réforme des Universités, que l’opposition n’a cessé de rejeter car elle visait à insérer des étudiants dans le monde du travail qu’elle déteste tant. Pourtant, notre génération ne croit pas en un état socialiste, grand architecte du marché du travail qui invente ici ou la des milliers d’emplois, dans les secteurs non marchands pour les jeunes, dans l’éducation, ou encore dans des forces de sécurité déconnectées des réalités, etc…Une hausse du nombre de fonctionnaire ferait exploser la dette, provoquerait une nouvelle hausse d’impôt insoutenable pour les entreprises qui parviennent encore à rester compétitive, et ne ferait qu’accroître de manière presque irréversible le chômage.

Nous ne faisons pas pour autant preuve de complaisance, et connaissons la dureté des conditions actuelles. Ce n’est pas pour autant que Nicolas Sarkozy est responsable de la perte du triple A par les Etats-Unis, de l’effondrement de l’économie Grecque dont les comptes furent truqués, ou encore des gains de compétitivité de la Chine, du Brésil ou de l’Inde, effets d’une main d’œuvre payée peu chère et sans aucune protection sociale. Il n’est pas non plus responsable des révoltes du « Printemps Arabe » causée en grande partie par une explosion démographique couplée avec une faible croissance et une faible mobilité sociale.
Quand aux socialistes qui s’expriment avec un langage très dur, eux aussi, n’échapperont pas à leur bilan d’hommes politiques, et nous saurons le rappeler en tant voulu.
Celui qui méritera le prochain mandat de Président de la République en France, sera celui qui sera le plus capable de couper dans les dépenses inutiles de l’Etat, et proposer aux entreprises les meilleures conditions pour qu’elles soient plus compétitives et permette à davantage de français de retrouver le chemin de l’emploi et de l’émancipation.
Le redressement n’est pas un mot que l’on peut employer sans s’expliquer sur les moyens que l’on utilisera, la crédibilité est à ce prix. Les difficultés nous pressent à agir avec davantage d’énergie et davantage de résolution. Il n’existe pas d’alternative pour enrayer la crise et notre déclin.

L’élection de 2012 sera pour nous un combat d’idées et de convictions, nous souhaitons que la vérité sorte de l’affrontement bipartisan que les médias mettront en scène. Nous soutenons ainsi tous les efforts déployés par Michèle Alliot-Marie, Présidente du Chêne et vice-Présidente de l’UMP pour parler aux Français des véritables enjeux de cette élection, et de leur avenir. Nous espérons être nombreux dans cet engagement pour nos convictions héritées du gaullisme.

Nous vous souhaitons une belle année 2012, qu’elle puisse réaliser vos projets individuels et collectifs et vous apporter du bonheur et une très bonne santé !

Les Jeunes du Chêne

déc
07

Tribune de Michèle Alliot-Marie dans Le Figaro

 

Soyons citoyen !
« La crainte des électeurs, la peur des responsabilités, la préoccupation exclusive de l’heure présente constituent pour l’homme politique moderne trois erreurs auxquelles il lui est difficile d’échapper », écrivait Gustave Le Bon, il y a près de cent ans.

Face à la crise actuelle, le simple constat de la responsabilité des autres – banques avides ou politiques laxistes, ne suffit pas. Chacun d’entre nous doit aujourd’hui s’interroger sur ses propres errements.

Désormais chaque français a pris conscience que son sort est lié à celui de son voisin. La crise menace tout le monde. Nous nous sommes endettés, l’Etat s’est endetté pour contribuer à assurer des dépenses sans se soucier assez de la façon de les rembourser. Nous ne sommes pas dans un scénario de crise ponctuelle. Nous sommes dans un changement d’époque.

Nous demandons bien sûr à l’Etat d’assumer ses missions et ses responsabilités. Nous demandons nous si nous sommes prêts à assumer les nôtres ?

Nous tous Français sommes nous assez citoyens dans la gestion collective de notre pays et dans notre volonté de vivre durablement ensemble ?

Sans vouloir paraphraser le Président Kennedy, n’est il pas temps, avant de nous demander ce que le pays peut faire pour nous, de nous demander ce que tous ensemble nous pouvons faire pour lui ?

La crise doit être pour chacun une occasion de réfléchir de façon structurelle sur la meilleure façon de préserver nos droits collectifs et de retrouver une haute idée de la citoyenneté.

Tout est question de responsabilité !

Chacun peut être, doit être plus solidaire dans la gestion de sa vie quotidienne.

Depuis plus de 30 ans, nous avons tous usé jusqu’à en abuser individuellement, d’un système qui nous le permettait.

Depuis plus de 30 ans les finances publiques ne sont pas équilibrées…

On peut toujours stigmatiser davantage le train de vie de l’Etat, montrer du doigt telle ou telle catégorie à qui l’on veut faire porter un chapeau bien trop large pour elle.

La réalité est autre. La dette est l’affaire de l’Etat, certes. Mais l’Etat, c’est nous ! C’est donc à nous aussi de participer aux solutions. Les discussions de comptoir ne servent à rien.

Si chacun, dans sa responsabilité personnelle, dans ses fonctions professionnelles, dans son mandat associatif ou politique, accepte enfin de se révéler un citoyen attentif, de se considérer comme une brique du « chantier France », les choses seront bien différentes.

Imaginons l’impact que nous pourrions avoir, tous ensemble, si chacun adoptait une vision qui redonne plein sens à la solidarité.

Avant de penser « j’y ai droit », comme nous y incitent depuis des lustres les socialistes, certains syndicats, diverses organisations, pensons à nous demander : «  en ai-je besoin » ?

Mes lunettes datent d’un an, mais ma vue n’a pas changé. Est-ce moral de les renouveler largement aux frais de la collectivité au seul motif que j’y ai droit comme me le rappelle ma mutuelle, pour le seul plaisir d’une nouvelle monture ?

Certains locataires dont les revenus sont devenus très confortables gardent leur logement social à loyer modéré. Est-ce éthiquement admissible quand d’autres en ont réellement besoin ?

Bien d’autres exemples concrets au quotidien doivent nous interpeller.

Si chacun s’interroge avant d’user, même légitimement, de ses droits, c’est la charge de l’Etat qui s’allège, la France qui retrouve tous ses moyens d’action, la solidarité républicaine qui retrouve son sens.

Aujourd’hui, la crise doit créer un électrochoc pour nous faire retrouver ces valeurs qui ont fait la réussite et la fierté des Français.

Nous devons oser penser solidaire.

Ces ressorts existent en nous. Nous devons arrêter de les masquer derrière de vieilles lunes.

Regardons la force de ces millions de personnes qui s’investissent dans leur outil de travail ou dans leur métier bien au delà des 35 heures.

Regardons la générosité de tous ces Français qui s’expriment dans le bénévolat.

Regardons nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers qui s’engagent jour après jour pour nous permettre de vivre ensemble dans un monde plus sûr.

Regardons nos militaires qui mettent leur courage, leur détermination, leur générosité pour porter haut l’étendard de la France, y compris au péril de leur vie.

Osons penser à ce que nous pouvons faire pour mieux vivre ensemble.

Que chacun agisse avec la conscience de ses devoirs envers tous les autres autant que de ses droits envers la collectivité, la crise nous aura fait redevenir citoyen. La Nation verra son unité renforcée. La France sera grandie et encore plus à même de faire entendre loin et fort son message et ses valeurs.

Michèle Alliot-Marie
Présidente du Chêne
Vice-présidente du Conseil national de l’UMP

déc
05

LANCEMENT DE LA BRANCHE JEUNE DU CHÊNE 44 !

Le jeudi 24 novembre 2011, 18 jeunes étaient réunis autour de Théo Aubin à Nantes, en Loire-Atlantique. Cette réunion marque, après le lancement de la branche départementale du Chêne en Loire-Atlantique en septembre dernier, le lancement du groupe des Cadets du gaullisme 44 (CdG44).

 Après une présentation du Chêne par Romain Le Junter, Chargé de mission départemental en Loire-Atlantique, Théo Aubin a présenté les missions des CdG.

En effet, il a expliqué que les CdG44 avaient vocation à participer pleinement au dynamisme de la branche départementale du Chêne, au côté de son Chargé de mission.

 Par ailleurs, il a été précisé que notre mouvement s’inscrivait pleinement au sein de l’UMP, et qu’ainsi les CdG44 seraient acteurs de la campagne présidentielle pour faire que Nicolas Sarkozy soit réélu.

 Théo Aubin a ensuite proposé aux participants une maquette des futures réunions des CdG44, avec notamment la volonté de laisser une place importante au débat d’idée. Ces réunions auront lieu au moins une fois par mois.

 Les CdG44 souhaitent également organiser des actions de terrain, pour faire vivre le gaullisme sur nos territoires et ainsi lui permettre de prendre toute sa place dans les échéances électorales de 2012.

Très satisfaits de cette première réunion, beaucoup de participants ont décidé de s’engager au Chêne.  

La rencontre s’est conclue par un très convivial verre de l’amitié et d’une photo.

Ce tandem est déterminé à faire que le gaullisme prenne toute sa place en Loire-Atlantique et ce jeudi 24 novembre 2011, à 21h, les jeunes gaullistes sont bien entrés en action à Nantes.

 Théo AUBIN

oct
14

Venez nombreux aux Débats Nationaux du Chêne, en présence notamment de Michèle-Alliot Marie, François Fillon, et de Jean-François Copé.

La 3ème édition des « Débats Nationaux du Chêne » se déroulera le mardi 18 octobre 2011, de 17h30 à 21h00 à Paris – Salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale.

avec les interventions de nombreuses personnalités politiques et de la société civile comme :
- François Baroin, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
- Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
- Patrick Ollier, Ministre chargé des Relations avec le Parlement
- Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d’Etat aux Solidarités et à la Cohésion sociale
- Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental
- Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP
- Laurence Parisot, Présidente du MEDEF
- Bernard Van Craeynest, Président de la CFE-CGC
- Nicolas Bouzou, Economiste, autour du « Chagrin des Classes moyennes »
- Michel Chopinaud, Directeur technique national de la Fédération Française du Sport Adapté

et des parlementaires et élus du Chêne

Le thème retenu cette année est :
« Les classes moyennes, moteurs d’une France Grande, acteurs d’une France Juste ».

Réservez cette date sur votre agenda !

Vous pouvez vous inscrire en ligne (inscription obligatoire) et participer par vos questions et contributions sur le site dédié à ce rendez-vous du 18 octobre : http://lesdebatsduchene.org/

L’ouverture des portes s’effectuera à partir de 17h00 – il faut impérativement être inscrit et en possession d’une pièce d’identité

>> Informations :
LE CHÊNE – le mouvement des gaullistes du renouveau
Tél. : +33 (1) 44 42 92 92

fév
13

Réunion des clubs et Think Tanks Jeunes de l’UMP

Le 8 février s’est tenu au siège de l’UMP la première réunion des Clubs et Think Tanks Jeunes de l’UMP, à l’initiative du Président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar.

Nous y étions présents, aux côtés d’un représentant du Pôle Etude de l’UMP, ainsi que des responsables jeunes de Droite Sociale, du PCD, de l’UJP, des Jeunes Progressistes, de Réforme et Modernité, du Collectif France à Venir, de Dialogue et Initiative, de l’UMP Campus, de l’UNI et de France.9

Le calendrier des forums thématiques a été fixé, et c’est ainsi que les Cadets du Gaullisme travailleront sur les deux thématiques suivantes : la famille et la ruralité.

Nous dialoguerons et échangerons des propositions sur le thème de la famille avec les jeunes du Parti Démocrate Chrétien, ainsi qu’avec Réforme et Modernité. Nous pourrons alors confronter les évolutions morales et sociales qui touchent les liens familiaux avec des définitions plus traditionnelles, afin de parvenir à un compromis et envisager comment la législation française devrait, dans le futur, considérer la famille, ou plutôt les familles.

Sur la ruralité, nous travaillerons avec l’UJP et les Jeunes Progressistes, afin de nous réapproprier un débat qui échappe trop souvent aux jeunes. Et pourtant, l’agriculture et l’aménagement du territoire sont des enjeux essentiels, qu’il s’agisse des transformations que va subir la PAC en 2013, de la nouvelle donne sociodémographique française ou de la réforme de la fiscalité agricole. Mais soulignons surtout la question du commerce des denrées agricoles, en termes de fixation des prix, de libre concurrence ou de commerce équitable, dans un contexte global où se profilent déjà de nouvelles émeutes de la faim et où l’agriculture représentera à nouveau un fort intérêt stratégique.

Sur ces thèmes, nous attendons donc votre contribution, afin de participer à la réflexion du Mouvement Populaire en vue de l’élection présidentielle de 2012, tout en affirmant notre identité gaulliste.

fév
03

L’insertion professionnelle des étudiants à l’Université: rencontre avec l’UNEF

Mercredi 2 janvier, les Cadets du Gaullisme ont rencontré Annabelle Jannodet, vice-présidente de l’UNEF, autour du thème : « l’insertion professionnelle des jeunes à la faculté ». Nous avons été reçus chaleureusement et l’échange a été très positif.

Pour l’UNEF, l’insertion professionnelle « n’est pas un tabou ». Le syndicat regrette que les 2,2 millions d’étudiants en France soient souvent confrontés au conservatisme et à un manque de dialogue avec des enseignants-chercheurs qui sont parfois déconnectés du monde du travail. « En licence, c’est souvent la boucherie. On le sait : il y a 50% d’échec en première année. »

Comment y remédier ? « Déjà, en instaurant plus de pluridisciplinarité dès la première année. » Ainsi, l’UNEF prône la création de « grands parcours » dès la licence, sur le modèle des classes préparatoires. On peut ainsi imaginer une L1 Lettres et Sciences Humaines (LSH), une L1 Santé, une L1 Droit et Economie…

Certes, le marché du travail n’est pas des plus accueillants pour les jeunes diplômés, bien que les jeunes d’aujourd’hui soient trois fois plus formés que leurs parents. Avec environ 23% de chômage chez les jeunes, l’Université seule ne doit pas être blâmée.

Pourtant, lorsque l’on compare le taux d’embauche à la sortie de la fac et à la sortie des grandes écoles, on constate que l’Université doit s’adapter et être plus compétitive.

Des efforts ont été faits, avec l’instauration des Bureaux d’Aide à l’Insertion Professionnelle (BAIP) au sein des facultés, ou la création de certains modules d’aide à la rédaction de C.V ou de mise à niveau informatique. Mais cela ne suffit pas. « Il faut agir directement sur les formations, et ne pas se contenter de modules et de mesurettes. »

«L’insertion professionnelle doit être progressive, et cela commence dès l’orientation. » Il est choquant de voir que toutes les universités ne disposent pas chacune d’un conseiller spécialisé.

Nous divergeons avec l’UNEF sur la politique que doit suivre l’Université au sujet des stages.

L’UNEF soutient en effet l’interdiction des stages hors cursus, sous prétexte qu’ils remplaceraient 100 000 emplois salariés par an, et qu’ils tendent à devenir un « sous-contrat » de travail. Il faut bien entendu éviter l’écueil du stage «photocopie/machine à café ».

Cependant, rien ne remplace une immersion dans le monde du travail, et la constitution d’un véritable réseau professionnel. Les stages hors cursus peuvent éventuellement contrebalancer une orientation souvent défaillante. Cela évite l’enfermement de l’étudiant dans un cursus qui ne lui convient pas, ou plus, cela contribue à la diversité de son CV, et n’oublions pas que seule une expérience professionnelle peut être décisive dans le choix d’une voie. Le stage hors cursus est un droit à l’erreur : ce n’est qu’après avoir passé quelques mois dans une filière spécifique que l’on peut déterminer si l’on est fait pour ce métier, ou si l’on s’est trompé. Ne privons pas les étudiants de ces étapes importantes dans leur parcours.

Bien entendu, il faut que l’Université soit garante de la qualité du stage, qu’il s’agisse d’une période d’observation ou d’un stage à responsabilité. Or, il n’existe même pas de statut de stagiaire dans le code du travail !

Mais pour pallier au manque d’orientation, il faut également que l’Université développe des passerelles non seulement en interne, mais aussi en partenariat avec les autres facultés et les grandes écoles. Il n’est pas normal que trop d’étudiants soient redirigés en licence 1 alors qu’ils possèdent une licence dans une autre matière. Pour que ce système de passerelle fonctionne bien, il faut alors miser sur un tutorat revalorisé et reconnu.

Nous avons ensuite évoqué la relation entre l’entreprise et l’Université. « L’entreprise a peur des jeunes. Ce n’est pas le contraire ! » affirme Annabelle Janodet. L’UNEF propose une participation financière des entreprises à la vie de la faculté par l’intermédiaire d’un impôt qui permettrait une juste redistribution. Nous proposons plutôt un système proche du mécénat. Les entreprises pourraient choisir, par exemple, de parrainer un étudiant ou une filière prometteuse, mais aussi de financer un projet de recherche n’ayant pas de liens directs avec ses activités, mais qui pourrait participer à son rayonnement culturel.

Pour concrétiser ce partenariat entreprise/faculté, pourquoi les BAIP ne mettraient-ils pas en place, à la manière des grandes écoles, des intranets sur lesquels des entreprises viendraient poster des offres de stages et d’embauche en précisant les filières et les profils qui les intéressent ?

L’UNEF a une devise : « Changer la société par l’Education ». Loin des clichés d’un mouvement aveuglément antisarkozyste, le syndicat reconnait que de nombreux objectifs ont été atteints depuis 2007. « Pour une fois, quelqu’un s’est véritablement intéressé à l’Université ! ». Malgré des points de divergence, l’UNEF apprécie les efforts de négociations engagés par le Gouvernement, ainsi que l’aboutissement, grâce à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, de certaines mesures réclamées depuis des années, comme l’obtention d’un dixième mois de bourse pour les étudiants. « Nous ne sommes pas partisans : nous ne ferons jamais campagne pour quelqu’un. L’intérêt des jeunes est notre seule boussole. »

jan
31

L’insertion par le sport: un gage de réussite sociale?

Dans la société dans laquelle nous vivons, le sport est un marqueur essentiel d’insertion des jeunes venant de classes populaires. A travers des valeurs de solidarité, de respect et de dépassement de soi, le sport contribue à développer le lien social. Par l’éducation des jeunes à la citoyenneté et à la responsabilité, au respect des autres et des règles, il est un vecteur prépondérant d’insertion. Les comportements des jeunes des quartiers sont souvent soulignés en termes de dysfonctionnements. Ces quartiers sont l’épicentre du phénomène d’exclusion se traduisant par de la délinquance, de la précarité et du chômage. Les bienfaits de la pratique sportive s’appuieraient sur trois dimensions:

- améliorer les relations interpersonnelle.
- canaliser l’agressivité.
- dépasser ses limites.

Ces trois objectifs permettraient l’apprentissage de la règle sportive devant conduire à l’intériorisation de la règle dite sociale. L’activité sportive constitue un moyen légitime permettant aux éducateurs, aux animateurs et aux policiers de s’engager en profondeur. Par ailleurs, les centres d’animations, les associations, les clubs de prévention jouent un rôle capital dans le lien social. L’activité sportive doit être considérée comme un moyen d’ancrage dans la société, une aide pour le “jeune”, lui donnant des repères. Oui, s’insérer grâce au sport est une chance pour la jeunesse de notre pays !!!

Pourquoi ne pas créer au niveau national, comme c’est déjà le cas dans quelques villes, dont Arles, un passeport donnant droit à une pratique sportive gratuite ou à prix réduit pendant un an, dans certains quartiers difficiles? Sans doute ce « Pass’ Sport », accompagné d’un véritable suivi pour en mesurer les impacts, ne pourra- t’il que favoriser la réussite sociale au sein de ces quartiers.

Par Mohamed Toubache-Ter

jan
26

« Homoparentalité et politique »: rencontre avec l’APGL

Mercredi 26 janvier, nous avons rencontré le Co-Président de l’APGL (Association des Parents Gays et Lesbiens), Monsieur Dominique Boren, sur le thème « Homoparentalité et politique »

L’APGL a aujourd’hui 25 ans, possède 15 antennes en France, et compte plus de 2000 membres dont le quart se renouvelle chaque année. A ses débuts, c’était une association apolitique, créée par des hommes (hétérosexuels) afin de construire un réseau pour les pères (parfois homosexuels), désirant obtenir la garde partagée de leurs enfants suite à un divorce. A cette époque, l’APG (Association des Parents Gays) aidait ces pères à gagner une bataille juridique souvent très éprouvante, sur fond d’homophobie manifeste et de préjugés prégnants sur l’exclusivité du lien mère/enfant, portés par un système judiciaire conservateur.

Au fil des années, les femmes ont rejoint le mouvement, et l’APG est alors devenue l’APGL.

Aujourd’hui, l’association se donne pour objectif de porter le concept de « coparentalité » dans le débat public. Mais qu’est-ce que la coparentalité ?

« Ce terme désigne le choix libre, pour un homme et une femme (au moins l’un des deux étant homosexuel) d’avoir un enfant mais de pouvoir l’élever séparément. » explique Dominique Boren.

Pendant dix ans, l’association a émis des tracts, organisé des colloques et interpellé les pouvoirs publics sur la nécessité de traiter cette question, qui se trouve aujourd’hui au cœur de nombreux débats, notamment sur le statut du beau-parent et de l’assistance à la procréation.

Bien entendu, ce concept appelle également à se questionner sur la possibilité, pour les couples homosexuels, d’adopter un enfant.

L’association travaille désormais en partenariat avec la Commission Européenne. Ainsi, les Journées Européennes de la Famille Homoparentales ont vu le jour, en septembre dernier, tout comme le réseau NELFA, qui regroupe les associations pour l’homoparentalité de toute l’Europe. D’après les études menées par ces organismes, 30 000 enfants français vivraient aujourd’hui dans des familles homoparentales. Mais ce sont là des approximations « les gens cachent souvent leur situation » dit Dominique Boren.

Il explique également : « La France est l’un des pays les plus rétrogrades d’Europe en matière de législation pour l’homoparentalité. Dans la plupart des pays, on reconnait au moins le mariage, sinon la filiation ou même la GPA (Gestation Pour Autrui) »

Pourquoi ce retard de la France ? « En France, la famille est exclusivement conçue à travers la filiation biologique : la femme qui accouche est forcément la mère de l’enfant, et s’il y a adoption, alors on annihile le lien de famille précédent pour un recréer un lien que l’on tente d’assimiler au lien biologique. Ce concept est ici entretenu par des courants idéologico-religieux qui ne sont pas pourtant plus influents qu’ailleurs. Mais ailleurs, les politiques ont su tenir tête. Ici, c’est un sujet quasi tabou, personne ne veut se l’approprier, et même les extrêmes se rejoignent sur un point de vue similaire, à savoir qu’il ne faut pas légaliser la GPA, parce que ce serait une rupture avec l’ordre symbolique des choses pour l’extrême droite, parce que ce serait une exploitation sociale de la femme, pour l’extrême gauche. Quant au mariage et à l’adoption, les positions sont arrêtées à droite, et floues à gauche. Mais cette question est rarement au cœur des débats. Légalement, c’est la Loi Royal de 2002 qui a pour l’instant le plus fait avancer les choses, en envisageant une délégation, ou un partage de l’autorité parentale. On approche alors de la définition du « parent social », on dirait aujourd’hui « beau-parent », qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel. Mais la Loi Royal ne permet encore que des arrangements précaires. Il est très difficile, par exemple d’être reconnu, si le conjoint, parent biologique de l’enfant, décède ou rompt. »

L’association a donc décidé de solliciter les politiques, sans beaucoup de succès. Elle a l’espoir que ce débat sera porté par une nouvelle génération politique.

« Mais est-ce vraiment ce que les Français souhaitent ? »  lui avons-nous demandé. « On est étonné de voir qu’une grande partie du corps social ignore que les homosexuels n’ont le droit ni de se marier, ni d’adopter ! Souvent, cela leur semble être une évidence, ils ne se doutent pas que ce n’est pas légal. Mais qu’on soit pour ou contre, il faudra bien aborder le débat de front un jour ou l’autre. Il n’est pas normal que des Français partent en Belgique, aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas parce que leur pays ne veut pas les entendre. »

« Il y a aujourd’hui mille façons de faire famille, le modèle nucléaire est l’un d’entre eux. Mais enfin, que l’on accepte que des parents célibataires adoptent à condition qu’ils taisent leur orientation sexuelle, c’est bel et bien de l’hypocrisie ! Les préjugés sont toujours là : les gens rechignent à accorder l’adoption aux homosexuels parce qu’ils les associent à des pédophiles. C’est aberrant. »

« Et les repères, pour les enfants ? » « C’est l’enfant seul qui fixe ses repères, au sein de son univers où gravitent les parents, mais aussi les grands parents, le oncles, les tantes, les cousins, les amis, l’école, les médias…Il arrive parfois que, dans une famille gay, un enfant appelle l’un de ses pères « maman ». C’est troublant, mais pas pour l’enfant. Cela pose également la question de la définition des rôles au sein d’une famille. Ces rôles sont toujours pertinents, mais le sont-ils vraiment en fonction du sexe de la personne ? »

« Alors, qui verriez-vous à droite incarner ces enjeux ? » « Sûrement une femme comme Roselyne Bachelot, ou peut-être Nathalie Kosciusko Morizet, voire Michèle Alliot-Marie, qui sait ? En tout cas, il faut que cette question soit posée par quelqu’un, mais pas forcément dans le cadre d’un portefeuille ministériel. C’est un débat de société. »

Qu’avons-nous retenu de cette rencontre ? Il est indéniable que la question finira par arriver au centre du débat politique, que ce soit par la pression de nos voisins européens, ou par une prise de conscience collective d’une frange de la population. Des cadres doivent être posés, des définitions doivent être précisées. Mais pour être concrets, si nous souhaitons voir la droite triompher en 2012, alors il faut qu’elle soit présente sur ce débat-là, et qu’elle s’y trouve à l’écoute.

jan
22

Les Cadets du Gaullisme ont participé à un débat organisé à Savigny-le-Temple

« Le vendredi 14 janvier s’est tenu à la Maison des Associations Salvador Allende de Savigny-le-Temple le premier débat républicain organisé par les associations « Un Avenir à Savigny » et Génération bleue.

Au cours de cette soirée, j’ai souhaité donner la parole à des jeunes venant de diverses formations politiques, afin que chacun d’entre eux puisse exprimer ses attentes et présenter la place que le parti auquel ils appartiennent donne aux jeunes.

Autour d’une cinquantaine de participants, des responsables nationaux et locaux des Jeunes Populaires, des Jeunes Radicaux, des Jeunes Gaullistes, des Jeunes Centristes et des Jeunes Démocrates, ainsi que des élus municipaux de Sénart, ont échangé pendant plus de deux heures dans une ambiance conviviale.

L’expérience de ce débat prouve que le dialogue républicain, aussi bien à l’échelon national qu’au niveau local, est nécessaire pour faire avancer et réformer notre pays. Il est du devoir de chaque élu d’écouter et d’échanger au-delà de ses appartenances politiques.

Cette soirée a ainsi permis de promouvoir une politique plus participative de notre jeunesse, avenir de notre territoire, dans le débat public. »

Par Hervé Kiteba Simo

jan
16

Rencontre avec l’AJF et Maxime Verner le 13 janvier

Le 13 janvier, les Cadets du Gaullisme ont reçu Maxime Verner, Président de l’Association des Jeunes de France, ainsi que certains membres de son équipe de campagne. Bachelier à 16 ans, candidat à 18, Maxime Verner est originaire de Bron, près de Lyon. Audacieux, il se présente en 2008 aux élections municipales, en encourageant les Brondillants de tout âge à s’inscrire sur les listes électorales ou à faire des procurations.

Il est l’auteur de la proposition de loi organique visant à établir l’éligibilité à 18 ans pour toutes les élections, y compris la présidentielle.

Au-delà de la symbolique, il espère ainsi remettre la question de la jeunesse au centre du débat et inciter les jeunes à s’investir dans la vie publique, qu’il s’agisse d’un engagement politique ou associatif. C’est d’ailleurs sur cette thématique que les jeunes du Chêne se sont penchés tout au long de l’année précédente, notamment autour du service civique facultatif. C’est donc avec grand intérêt que nous l’avons reçu et écouté. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris par la maturité de son discours.

Maxime Verner, conscient de la diversité réelle de la jeunesse quand certains la considèrent encore comme un bloc monolithique, souhaite devenir le porte-voix des jeunes de France.

Il a exposé sa vision des enjeux qui concernent la jeunesse, notamment l’accès au logement et à l’emploi, en insistant sur le manque de lien et de confiance entre les générations.

Il a également mentionné certaines mesures concrètes à paraître dans son programme, telle que la gratuité du permis de conduire pour les jeunes, qui serait alors financé par le doublement des amendes aux infractions du code de la route, et par une cotisation imposée aux constructeurs automobiles, aux sociétés d’autoroute et aux compagnies d’assurance.

Nous retiendrons surtout une initiative, lancée par son association, qui nous a paru particulièrement bienvenue : le Concours National de l’Innovation locale pour la Jeunesse (CIJ), qui récompense chaque année les meilleurs dispositifs à destination des jeunes mis en place par les communes, en se basant sur les critères de la pertinence par rapport à l’échelle du territoire donné, du caractère innovant, et de l’impact de ces dispositifs sur la vie quotidienne des jeunes citoyens.

Le jury se compose de personnalités politiques, mais aussi de journalistes et de jeunes. A titre d’exemple, le lauréat en 2009 a été la ville d’Orvault (44) et son « Pass’Jeunes », offrant aux jeunes orvaltais la possibilité de pratiquer des activités culturelles et sportives à moindre coût, mais aussi de passer leur permis ou d’obtenir des bourses à condition qu’ils s’investissent dans la vie associative ou dans l’humanitaire sur une période donnée. Cette logique « gagnant-gagnant » nous a semblé pertinente, et nous avons jugé que cette initiative était tout à fait en adéquation avec le principe de solidarité nationale qui nous est cher. Il faut encourager le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et de la Vie Associative à donner à cette initiative l’ampleur qu’elle mérite !

Nous n’avons pas tous partagé l’enthousiasme de Maxime Verner pour l’éligibilité à 18 ans, ni pour la fin du cumul des mandats. Néanmoins, il est appréciable que la logique descendante qui paralyse souvent le débat sur les questions de politique pour la jeunesse soit enfin malmenée, et que quelqu’un, sans affiliation politique particulière, porte aux plus hauts sommets de la République les préoccupations et les aspirations des jeunes citoyens. Nous souhaitons donc bonne chance à Maxime Verner.

Par Sébastien Taillifet et Sophie Dupin de Saint-Cyr

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